PROJET NTIC DANS LE CADRE DE LEADER +.

GROUPE PROJET DU 5 DéCEMBRE 2001


Le Ségala du Tarn a répondu à un appel à projets du Programme Leader +. Le territoire concerné comprend, outre les communes rurales du Ségala, le District Urbain de Carmaux et la plupart des communes des cantons de Cordes et de Vaour.

Il couvre la partie nord du périmètre d'étude du Pays qui s'étend jusqu'aux communes du SIVOM de Réalmont et des Monts d'Alban. Les actions envisagées sont susceptibles d'être étendues à ce territoire.

Ce chapitre présente le projet dans l'ordre suivant :
  • Sites web du territoire
  • Appropriation des NTIC
  • Mise en réseau
  • Pilotage et coordination
  • Compléments nécessaires et envisageables

SITES WEB DU TERRITOIRE.


Objectifs.


Les principaux objectifs des sites web du territoire sont :
  • Faciliter l'accès aux services de toutes sortes présents sur le territoire, plus généralement l'accès aux ressources ;
  • Favoriser le développement des coopérations ;
  • Améliorer la notoriété et l'image du territoire, en mettant notamment en évidence son dynamisme :
    • En interne ;
    • En externe.

Description.


Le site web, tel qu'il est décrit en annexe, comprend les principales parties suivantes :
  • Présentation générale du territoire et de son organisation ;
  • Des pages par commune et groupement de communes, qui rendent compte de l'activité dans la commune et qui puissent servir de lien entre les acteurs ;
  • La présentation des informations pratiques et des activités sur le territoire, quelles qu'elles soient, pourvu qu'elles concernent ceux qui vivent, passent ou envisagent de venir ;
  • La présentation des richesses de la région, dans un sens large : il peut s'agir de patrimoine bâti, de patrimoine naturel, de l'histoire, de traditions, de produits, etc. ;
  • Des espaces d'expression, de dialogue, d'information et d'échange par des outils comme les forums, les listes de discussion et d'information, etc. ;
  • Des espaces de présentation des associations, entreprises, structures diverses ;
  • Des liens vers les sites du territoire (et réciproquement) : il s'agit de développer la présence sur le web, de faciliter l'acquisition de compétences qui amènera certains à prendre leur autonomie.

Le site est alimenté par les habitants et les acteurs du territoire, ils disposent d'outils permettant de le faire facilement, avec une formation réduite.

Une première version, dite expérimentale, doit être mise en ligne à la fin de l'année 2001. Le site sera alimenté par un réseau de correspondants, en cours de constitution. Ces correspondants reçoivent une formation (2 jours) à l'utilisation des outils et aux aspects techniques qu'il est indispensable de maîtriser. L'objectif est d'avoir en moyenne un correspondant par commune.

Il convient de prévoir un renouvellement de ces correspondants, et une extension du recrutement vers ceux qui proposent des activités et des services : associations, écoles, entreprises, commerçants et artisans, professions libérales, etc.

Une fois ce site expérimental alimenté et vivant, il est souhaitable d'en faire le bilan puis de la faire évoluer, et mettre en ligne une version 2. Outre l'enrichissement du contenu, la principale évolution concerne les espaces permettant d'accueillir les associations, entreprises, structures diverses. Elles pourront avoir une partie publique et une partie privée, esquisse d'intranet, permettant par exemple aux membres d'une association de disposer des ordres du jour et compte-rendus de réunion, avec des espaces de discussion interne.

Un webmestre a la responsabilité du site. Par rapport à un webmestre classique, le rôle de recrutement, de coordination et d'animation des correspondants est important. Un comité de coordination (plutôt qu'un comité de rédaction) l'aide.

Le webmestre a également la responsabilité de conduire les opérations de collecte et de classement des matériaux nécessaires au site. Ces matériaux sont de type divers : textes, photos dans un premier temps, mais aussi son et vidéo. Dans toute la mesure du possible, ces documents servent pour tous les supports de communication. Ils sont aussi mis à la disposition des acteurs du territoire (avec un contrat adapté) pour leurs propres besoins de communication. Les moyens prévus pour la collecte sont :
  • Deux personnes, a priori emplois-jeunes avec un objectif d'insertion, sont progressivement formés aux différentes techniques ;
  • La collecte des documents existants ou de nouveaux documents est organisée au moyen de concours et en faisant appel aux partenaires du territoire, notamment les établissements d'enseignement.

APPROPRIATION DES NTIC.


Objectifs.


Permettre le développement de l'utilisation de ces technologies en levant les freins techniques à leur utilisation et en développant l'initiation et la formation, soit principalement :
  • Appui technique et maintenance ;
  • Initiation et animation ;
  • Développement des points d'accès publics à internet.

Dans un premier temps, les freins techniques concernent principalement les utilisateurs actuels, notamment dans les communes et les associations les plus importantes, mais aussi dans les établissements d'enseignement, en particulier du secondaire.

Description.


Il s'agit pour une large part de mettre en place les moyens humains permettant d'utiliser efficacement les moyens techniques mis en place. En moyenne, en France, les investissements en formation ne représentent que moins de 20% des moyens alors que, dans certains pays du Nord de l'Europe, réputés pour leurs compétences dans ces technologies, les investissements en formation dépassent les investissements matériels.

Techniciens NTIC : appui technique et maintenance.


Il est assuré par un encadrement suffisant en techniciens NTIC ayant des compétences en informatique allant des systèmes d'exploitation aux utilisations avancées des programmes d'application. Dans un premier temps, ils auraient pour mission :
  • Le conseil sur le choix des équipements, des systèmes d'exploitation et des logiciels ;
  • L'installation et la maintenance des équipements, en particulier les plus complexes dont les réseaux d'ordinateurs font partie ;
  • L'appui à l'utilisation des logiciels, en complément de la formation des utilisateurs, pour permettre une réelle intégration des utilisations avancées ;
  • La mise en commun des ressources (par exemple : où trouver les formulaires, les textes, etc.) ;
  • L'administration des applications plus complexes comme les intranets et les extranets ;
  • La veille sur les évolutions technologiques et le conseil sur les orientations pour le territoire.

Deux techniciens sont nécessaires pour l'ensemble du territoire, à une échéance d'un an ou deux. Ils sont employés par les communautés de communes. Ils sont indispensables à un développement rapides de l'utilisation de ces technologies entre les communes et leurs groupements. Il faut s'attendre, dans les années à venir, à un développement de l'utilisation dans les formalités et démarches administratives : de plus en plus de formulaires administratifs sont disponibles en ligne, des procédures électroniques sont actuellement en cours d'expérimentation, par exemple pour le contrôle de légalité, qui devraient arriver à maturité dans les cinq années à venir. Il existent déjà des ressources juridiques sur internet utiles aux collectivités locales.

En outre, l'évolution de ces technologies est constante, elle exige des techniciens qu'ils se tiennent au courant et qu'ils fassent les évolutions utiles ou indispensables. Par exemple, l'arrivée de l'ADSL, avec des ordinateurs constamment connectés au réseau, implique la mise en place d'une sécurité informatique pour assurer la protection et la confidentialité des informations.

Outre les communautés de communes et les communes, ces techniciens ont pour rôle d'apporter leur appui aux structures qui ont une mission avec un contenu de service public, par exemple :
  • Les établissements d'enseignement ;
  • Les Offices de Tourisme et Syndicats d'Initiative ;
  • Les associations ayant des missions sociales, culturelles ou de développement économiques ;
  • Etc.

Ils assurent également l'appui aux PAPI (points d'accès publics à internet).

Animation NTIC grand public.


La mise en place de sites web sur le territoire n'atteindra l'objectif de faciliter la communication avec les habitants que si ceux-ci s'approprient ces outils et disposent du matériel pour se connecter.

L'appropriation des NTIC par la population ne se fera que si les gens trouvent, dans leur utilisation, des applications qui correspondent à leurs centres d'intérêt. Les outils internet sont d'un premier abord encore plus facile que les outils bureautiques. Cependant, l'appropriation, c'est-à-dire l'utilisation courante, sans frein psychologique et avec une maîtrise suffisante des fonctionnalités avancées (celles qui apportent réellement des gains d'efficacité) implique :
  • Que l'utilisation de ces technologies rencontre les centres d'intérêt des personnes ;
  • Qu'en corollaire, les points d'accès publics à internet soient suffisamment tolérants sur l'usage ;
  • Que l'usage dépasse l'utilisation la plus classique d'internet, qu'il comprend la bureautique mais également les jeux, le chat, etc.

Des limites sont à mettre, elles doivent cependant être suffisamment larges pour couvrir le plus large éventail possible de centres d'intérêt.

Pour certains publics, il existe déjà des objectifs de formation et des moyens pour y parvenir. C'est notamment le cas des établissements d'enseignement : tous les enfants sont ou seront en contact avec l'ordinateur, un B2I (Brevet d'Initiation Informatique) à deux niveaux viendra reconnaître leurs compétences dans ce domaine. C'est le cas également des demandeurs d'emploi, et, plus généralement, de ceux qui passent par un dispositif de formation professionnelle.

Des animateurs NTIC grand public, qui peuvent dépendre du GAL ou des communautés de communes, à condition qu'une coordination sur l'ensemble du territoire soit mise en place, sont nécessaires. Quatre sont prévus, dont l'activité peut commencer dés la première année. Ils interviennent dans les PAPI équipés d'ordinateurs en réseau. Ils interviennent également dans les groupes constitués (par exemple, une association de généalogie, un groupe d'agriculteurs) ou dans les communes pour jouer la proximité. Ceci implique un équipement en portables connectés en réseau.

Equipements.


Il est prévu d'équiper chaque commune d'un ordinateur. Celui-ci est nécessaire pour assurer la liaison entre la commune et la communauté de communes. Dans de nombreux cas, il peut également jouer le rôle d'un PAPI de proximité. Cela nécessite qu'il soit sécurisé, ce qui est dans la mission des techniciens NTIC. Il est nécessaire également qu'il soit accessible facilement, il peut pour cela être placé sous la responsabilité d'une structure ouverte au public : Office de Tourisme, commerçant, médiathèque, etc.

Il existe déjà un certain nombre de PAPI équipés de réseaux d'ordinateurs. Le manque le plus important est sur Valence d'Albigeois. Les autres ont cependant une utilisation limitée à la mission de la structure qui le gère : emploi-formation pour les SARAPP, culture pour les médiathèques. Les horaires d'ouverture ont besoin d'être étendus. L'équipement a besoin d'être renouvelé. Il est souhaitable que leur équipement comprenne des projecteurs vidéo, utiles pour l'initiation et la formation, qui peuvent également servir pour la communication à un groupe.

L'utilisation de ces points d'accès publics peut être payante. Il est cependant souhaitable qu'elle soit gratuite pour un nombre d'heures suffisant pour que chacun puisse expérimenter l'utilisation qu'il a envie de faire. Il peut être nécessaire d'établir des priorités sur les publics ayant droit à cet accès gratuit.

Cependant, la réussite de l'appropriation conduira les familles à s'équiper. Le taux d'équipement peut d'ailleurs être un bon indicateur pour le suivi et le pilotage du projet.

MISE EN RéSEAU.


Objectifs.


Faciliter la mise en réseau des acteurs du territoire et améliorer son efficacité.

Le programme leader + prévoit la mise en réseau des acteurs du territoire, pour une large part les techniciens d'un secteur particulier de services. Les technologies de l'information et de la communication complètent utilement les rencontres et réunions, elles facilitent les actions communes d'un fonctionnement en réseau. Elles ont un rôle positif à jouer tant dans la formation du réseau que dans son fonctionnement à maturité.

Description.


Le premier besoin porte sur les outils informatiques nécessaires au fonctionnement en réseau et/ou à ce qu'on appelle couramment le travail collaboratif. Il s'agit du même type d'outils que ceux mis en place dans une entreprise qui développe un intranet.

Certains ne sont rien de plus que ceux de l'internet, dont l'accès est protégé et réservé aux membres du réseau : courrier électronique, serveur web, base documentaire, liste de discussion et de diffusion, forums, documents numérisés.

Il peut être intéressant d'y ajouter une application du type gestion d'agenda, notamment pour les dates de réunion, de rendez-vous, d'entretiens téléphoniques.

Enfin, il peut être utile, dans certains cas, de développer des applications spécifiques. Il peut s'agir de bases de données communes, quand il y a plusieurs intervenants sur un même dossier, permettant, entre autres, d'établir des indicateurs à différents niveaux d'agrégation. Il peut aussi s'agir d'outils informatiques qui résultent de la mise en commun et de la formalisation de méthodes de travail.

L'utilisation des technologies de l'information et de la communication ne viennent ici qu'en renfort d'une démarche de mise en réseau, en la facilitant et en la renforçant.

Les besoins sont d'abord des besoins de formation :
  • Aux outils informatiques spécifiques au travail collaboratif ;
  • A la communication par le biais des NTIC : si les règles générales de l'animation sont les mêmes, les techniques d'animation sont plus délicates à appliquer, la communication est moins riche.

Il sont ensuite des besoins en développements informatiques : analyse fonctionnelle puis programmation des applications spécifiques. Dans certains cas, l'analyse peut aboutir à la conclusion qu'un développement informatique n'est pas adapté, l'échange sur les méthodes de travail qu'elle aura suscité sera cependant profitable.

Pour certains services (par exemple aux personnes âgées dans le domaine de la santé), l'outil informatique peut être essentiel et demander des investissements importants qui ne sont pas pris en compte ici.

Les groupes de personnes concernées en priorité sont fonction des orientations du programme Leader +. La liste ci-dessous est indicative :
  • Personnel et élus des communautés de communes et des communes ;
  • Animateurs de pays ;
  • Animateurs selon le public :
    • Petite enfance ;
    • Enfance-jeunesse ;
    • Points d'accueil ;
  • Animateurs et techniciens du Projet NTIC ;
  • Correspondants du site web ;
  • Etc.

PILOTAGE ET COORDINATION DU PROJET NTIC.


Pour piloter et coordonner le Projet NTIC, la mise en place d'un Comité de Pilotage paraît nécessaire. Il est l'émanation du GAL Leader +, il a pour mission de définir les priorités en cohérence avec les orientations de Leader + (choix des groupes ou publics prioritaires, par exemple), de contrôler la mise en œuvre du Projet NTIC, de faire les choix stratégiques (politique en matière de logiciel par exemple), de piloter la communication et d'assurer la coordination des acteurs. Il est important que les établissements d'enseignement y soient représentés.

Une équipe Projet met en œuvre l'opération sous le contrôle du Comité de Pilotage. Le Chef de Projet doit être choisi plus pour ses compétences à conduire un projet que pour ses compétences techniques. Ces dernières sont apportées par les membres de l'équipe, elles couvrent le domaine des technologies mais aussi de l'animation et du développement du territoire. Le Chef de Projet et les membres de l'équipe projet sont en principe choisis parmi les techniciens et animateurs du Projet NTIC et des autres projets du programme Leader +. L'équipe doit être réduite pour fonctionner efficacement, mais elle est en relation avec l'ensemble des acteurs du Projet NTIC.

Une communication importante est nécessaire, surtout au lancement du Projet, avant que l'usage des NTIC ne se soit répandu. Elle se fait surtout en utilisant la communication écrite, par le biais des journaux des associations de Pays, des outils de communication propres à chaque structure et par la relation presse, notamment avec les quotidiens et hebdomadaires régionaux et départementaux. Des passages dans des émissions de radio ou de télévision seraient évidemment les bienvenues.

Les objectifs de cette communication sont essentiellement de faire connaître au public le plus large possible les moyens mis en place, et les utilisations qui se développent sur le territoire. La communication doit également insister sur l'importance et les résultats que la formation permet d'obtenir, notamment vers les chefs d'entreprise.

Sur une période aussi longue et concernant des technologies en constante évolution, il est important de prévoir une veille technologique et un budget pour des expérimentations.

COMPLéMENTS NéCESSAIRES ET ENVISAGEABLES.


Un certain nombre d'investissements sont nécessaires pour que le Projet NTIC se mette en place avec succès. D'autres investissements et d'autres moyens humains et financiers peuvent être prévus selon l'importance donné aux NTIC dans le cadre de Leader +.

La mise en place des PAPI va nécessiter des aménagements de locaux. Il s'agit de l'aménagement d'une salle dans le cas d'un PAPI collectif (en réseau). Ce type d'investissement peut permettre de rendre public l'accès à des salles informatiques de certains établissement d'enseignement. Les aménagements peuvent parfois être plus légers dans le cas des PAPI individuels dans les plus petites communes.

Il est possible de prévoir également des équipements plus sophistiqués et/ou expérimentaux : salle de visioconférence, salle de spectacle équipée pour la vidéo projection, etc. Ils sont souvent présents dans les opérations qui font référence, mais leur utilisation n'a pas paru particulièrement utile dans le cadre de ce projet. En revanche, ils peuvent être utiles pour le prestige du Projet NTIC.

Les moyens humains pourraient être plus importants. A titre indicatif, le nombre d'animateurs correspond à 5 heures d'animation par an et par élève.

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